Laure Turcati et son travail pour PartiCitaE : expérimentation et collaborations

Photo : courtoisie de Laure Turcati et PartiCitaE : Histoire et enseignement d’une expérimentation pas à pas.

Accueillie au CIRST pour un stage postdoctoral, Laure Turcati qui donnera le 16 mars un séminaire, nous raconte son travail effectué en France, avant son arrivée et qui a amené à sa collaboration avec le Centre. Récit d’un parcours et d’un travail basé sur la collaboration et la recherche citoyenne.

Avant que nous discutions science, nous aimerions en savoir un peu plus sur vous. Quelle est la raison de votre présence au CIRST et plus brièvement, quel est votre parcours ?

J’ai rejoint le CIRST en septembre 2021 pour réaliser un stage postdoctoral sous l’encadrement de Lorna Heaton et Florence Millerand. Les objectifs de ce stage sont de coordonner le déploiement d’une phase pilote d’un suivi participatif des niveaux d’eau et de documenter le processus de participation par une approche réflexive. La mise en place de « Rivière à l’œil », le suivi participatif des niveaux d’eau, s’inscrit dans le programme INFO-Crue dont les principaux objectifs sont d’offrir des outils permettant de délimiter des zones inondables et de développer un système de prévision en temps réel des crues. Ce programme est porté par le Ministère du Québec de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) et soutenu par le consortium de recherche sur le changement climatique Ouranos.

La phase pilote de déploiement de « Rivière à l’œil » se déroule sur deux bassins versants, celui de la rivière Montmorency et celui de la Nicolet, avec les organismes de bassins versants (OBV)  concernés et le Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ). Cette phase d’essai permettra de documenter et comparer deux scénarios d’implication différents. Le premier est assez classique : les volontaires sont invités à collecter des données, alors que le second est plus impliquant, dans la mesure où les volontaires participeront à la co-construction du protocole de collecte, des outils de participation en amont de la collecte des données et à l’ajustement de ceux-ci, en aval. Ces volontaires sont des riverains ou riveraines de la rivière, des usagers ou usagères (adeptes de kayak, de pêche…).

Pour mener à bien ce projet, j’adopte une approche de praticienne de ce qu’on appelle les sciences et recherches participatives. Cette approche, je la développe depuis le démarrage de mes études de doctorat, débutées en 2008. Les sciences participatives ont d’abord été pour moi une méthode de collecte de données. J’ai ainsi contribué à la mise en place de Vigie-flore, un suivi participatif de la flore commune à destination de botanistes amateurs et amatrices en France métropolitaine, dont les données devaient enrichir le jeu de données que je collectais moi-même pour mon doctorat.

Ironie du sort, je n’ai jamais valorisé moi-même les précieuses données de Vigie-flore, mais le contact avec les volontaires du programme a influencé mes intérêts et perspectives de carrières que j’ai, par la suite, toujours centrées sur les sciences et recherches participatives.

Pouvez-vous définir pour nous ce qu’est une recherche participative ?

Pour définir ce que sont les sciences et recherches participatives, j’aime utiliser la définition du rapport réalisé par Houllier et Merilhou-Goudard en 2016 (Houllier et Merilhou-Goudard, 2016) à la demande des ministères de l’Éducation et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche en France. La définition donnée dans le rapport est la suivante : « Les sciences participatives sont définies comme les formes de production de connaissances scientifiques auxquelles des acteurs non-scientifiques-professionnels, qu’il s’agisse d’individus ou de groupes, participent de façon active et délibérée. »

La fin de la définition – « active et délibérée » – me paraît particulièrement importante : elle induit que les personnes impliquées sont conscientes et d’accord pour participer à un projet de recherche et qu’elles sont actrices de cette participation.

Cette définition permet de rassembler des pratiques qui sont très variées, notamment de rapprocher deux grandes familles de pratiques. D’une part, les projets dont les objectifs sont de produire, à l’initiative des chercheurs et des chercheuses, des connaissances scientifiques à partir d’un grand nombre de données collectées par un public non académique (ces projets sont souvent qualifiés de sciences participatives ou « citizen sciences »). D’autre part, des projets de recherche collaborative dont les questions et méthodes sont définies en commun entre acteurs académiques et acteurs (organisés) de la société civile, et dont les objectifs sont de produire des connaissances permettant une amélioration des conditions d’existence. Cette seconde catégorie rassemble les projets de « recherche collaborative », de « recherche-action participative » ou community-based research. Pour mettre en évidence le rapprochement de ces deux familles, j’aime utiliser l’expression « sciences et recherches participatives », d’autant que dans les projets que je mène, je m’efforce justement de rapprocher les intentions et les méthodes de ces deux types de pratiques.

Est-ce une pratique répandue dans le milieu de la recherche ?

Depuis le milieu des années 2000, les sciences participatives connaissent un développement significatif partout dans le monde, et ce dans diverses disciplines (Strasser et al., 2019). En ce qui concerne les sciences naturelles, la participation d’un public non professionnel à la production de connaissances scientifiques est ancienne, on peut par exemple penser aux voyageurs ramenant des échantillons aux muséums d’histoire naturelle dès le XIXe siècle. La pratique s’est tout de même renouvelée et grandement développée récemment, en particulier grâce à l’avènement du numérique (Dias da Silva et al., 2017) et à l’arrivée d’internet dans les foyers, permettant notamment une collecte plus aisée de données en ligne. Cette vague de développement a été suivie d’une institutionnalisation, dont fait état, pour le cas français, le rapport Houllier et Merilhou-Goudard, qui a permis une forme de reconnaissance de ces méthodes de recherche. À présent, nombre d’instituts de recherche tendent à développer, favoriser et mettre en avant de tels projets, à l’image du portail Science Ensemble de l’Alliance Sorbonne Université qui met de l’avant la quarantaine de projets portés par le Muséum national d’histoire naturelle et Sorbonne Université.

Comment avez-vous été amenée à travailler sur des projets du genre de PartiCitaE ? ­

Après mon doctorat, j’ai poursuivi la route du participatif en travaillant pour l’agence pour la nature et biodiversité en Île-de-France où j’ai codéveloppé et co-coordonné Vigie-Nature École, un ensemble de suivi de la biodiversité ordinaire conçu pour des enseignants et enseignantes du primaire et du secondaire et leurs classes. J’ai également contribué à la co-construction d’un suivi de la flore des prairies urbaines par et pour les gestionnaires d’espaces verts. Puis en 2015, j’ai grandement élargi le champ des disciplines concernées par mes démarches participatives puisque j’ai été recrutée à l’Université Pierre et Marie Curie (devenue depuis Sorbonne Université) pour mettre en place PartiCitaE, un observatoire participatif et transdisciplinaire de l’environnement urbain. Je passais donc d’objets d’études liés à l’écologie à des objets potentiellement liés à toutes les sciences de l’environnement (qualité de l’air, climat, bruit…). Ayant plus ou moins carte blanche pour mettre en place cet observatoire très ambitieux, je décidai avec le soutien de quelques collègues d’expérimenter pas à pas une co-construction longue.

Ces expérimentations et le contact de longue date et régulier avec les volontaires des différents programmes pour lesquels j’ai travaillé, mais aussi les discussions avec mes collègues animateurs, animatrices, coordonnateurs, coordonnatrices de sciences et recherches participatives, m’ont conduit à me questionner sur les impacts de ces pratiques de recherche. Est-ce que les volontaires apprennent des choses en participant, sur la construction de la connaissance scientifique, sur l’objet d’étude ? Est-ce que la participation change la perception de l’objet d’étude pour les volontaires ? Et travaillant dans le domaine de l’environnement, la participation engage-t-elle les volontaires vers des actions de protection de l’environnement ? Bien entendu, je ne suis pas la seule à me poser ces questions (Wehn et al., 2021) et certaines réponses se trouvent déjà dans la littérature. Mais d’une part elles ne sont pas toujours sans équivoque et j’avais envie de répondre à ces questions pour les projets que je coordonnais. Dans cette optique, j’ai débuté en 2017 une collaboration avec Florian Charvolin et Vincent Abensour, tous deux sociologues, pour mener une enquête auprès des volontaires de Lichens Go! (Abensour et al., 2020). Lichens Go! est une métrologie participative de la qualité de l’air faisant appel à l’observation de lichens (qui sont de bons bio-indicateurs de la qualité de l’air) une initiative développée dans le cadre de PartiCitaE. Depuis, je cherche à mettre au cœur de mes travaux les questions relatives à l’impact des sciences et recherches participatives. Mon séjour au CIRST est donc pour moi une formidable occasion de développer ces thématiques de recherche.

Pouvez-vous nous décrire un projet type de PartiCitaE ?

Une des particularités de PartiCitaE réside dans la méthodologie qui a été mise en place pour son lancement en 2016 et qui semble avoir eu des impacts durables sur son fonctionnement par la suite. Une enquête consistant en la diffusion d’un questionnaire en ligne et la conduite d’une petite dizaine de réunions participatives a permis de définir trois axes de développement en fonction des intérêts exprimés par les citadins et citadines mobilisées. Ces axes concernent :

  • La qualité de l’air, le climat, les bruits pour l’axe « Atmosphère urbaine »
  • La nature en ville et le fonctionnement des écosystèmes urbains pour l’axe « Ville vivante »
  • Les conséquences sur le bien-être des citadins et citadines des paramètres étudiés dans les deux premiers axes pour l’axe « Vivre en ville ».
Structurations en trois axes de développement de PartiCitaE et projets développés. Gracieuseté de Laure Turcati

L’ambition de PartiCitaE étant de produire une connaissance aussi transdisciplinaire que possible, il a été décidé que les projets déployés s’attachent, par leurs objets d’études ou les méthodes mises en œuvre, à faire le lien entre au moins deux des trois axes de développement. Cette caractéristique constitue le premier point commun à tous les projets déployés dans le cadre de PartiCitaE.

Le deuxième point commun est d’ordre méthodologique. PartiCitaE a été mis en place selon une démarche expérimentale d’essai-erreur sur un temps long, en favorisant l’implication de volontaires non issus du monde académique, et ce dès son lancement avec l’enquête que je viens d’évoquer. Cette démarche a été poursuivie pour le développement des projets à travers une co-construction longue, pas-à-pas, qui laisse beaucoup de liberté aux personnes souhaitant s’impliquer (tant sur leur degré d’implication que sur l’objet de celle-ci). L’exemple de Lichens Go! illustre assez bien ces éléments. Premièrement, l’idée de son développement vient d’un citoyen, Marc Boulanger, un enseignant de Lycée qui a monté dans sa région du nord de la France un réseau d’élèves mesurant la qualité de l’air par l’observation de lichens. Deuxièmement, le protocole de collecte de données a été co-construit avec des volontaires en 2017 à travers des séances collectives de collecte de données sur le terrain, une séance d’analyse collaborative des données en salle et un temps de discussion pour l’ajustement du protocole. Ce temps de co-construction a notamment permis de développer une clé de détermination des espèces de lichens concernées par Lichens Go!, outil qui fait son succès aujourd’hui. Cette co-construction a permis aussi de laisser la liberté aux personnes souhaitant s’impliquer au-delà de la collecte de données, notamment pour proposer et co-produire d’autres outils qui facilitent la participation d’autres volontaires à Lichens Go!.

Cette co-construction longue devient une marque de fabrique des projets de PartiCitaE et d’après notre analyse, elle permet d’assurer une meilleure prise en compte des attentes et besoins des différentes parties prenantes et améliore les chances de réussite à long terme des projets.

Pour cette raison, nous faisons en sorte qu’au moins un élément de chacun des projets de PartiCitaE soit co-construit, que ce soit les questions de recherche, le protocole de collecte de données ou les outils facilitant la participation.

Quelles sont les tendances observées actuellement dans le milieu académique pour favoriser l’atteinte des objectifs de ces démarches collaboratives ?

Comme je l’ai déjà évoqué, ces démarches sont relativement jeunes et extrêmement diverses, les pratiques et méthodologies ne sont pas encore vraiment ni formalisées, ni théorisées. J’ai le sentiment que les praticiens et praticiennes sont encore dans une forme de bricolage, à l’instar de la démarche essai-erreur que nous avons employée pour PartiCitaE.

La tendance que j’observe et qui me semble être une réponse à cet état de fait est une volonté, un besoin des praticiennes et praticiens de se réunir en communauté qui deviennent des lieux d’échanges de bonnes pratiques, d’analyse en commun des potentielles erreurs à ne pas reproduire et d’ébauches de théorisation sur ces pratiques (voir figure ici-bas).

Dans les quatre exemples que j’ai cités, des rencontres régulières, en présence ou virtuelles, permettent de rassembler les membres et de créer et maintenir le sentiment de communauté. Entre ces rencontres, des outils d’échange (listes courriel, groupes Facebook, plateformes dédiées) permettent de maintenir le lien. Par ailleurs, il est intéressant de constater que ces communautés se sont toutes attachées à formaliser collectivement leurs pratiques et ce qu’elles considèrent comme étant des bonnes pratiques. Le collectif national des sciences participatives Biodiversité a participé à l’élaboration de la charte des science et recherche participatives en France. L’ECSA propose, entre autres, dix principes des sciences participatives qui sont traduites dans de nombreuses langues. Le réseau Science Ensemble a produit une réflexion sur l’évaluation des projets de sciences et recherches participatives dans l’optique de mettre en avant d’autres indicateurs que le nombre de participantes et participants ou la quantité de données collectées, en particulier ceux qui pourraient mettre en avant les impacts potentiels des projets sur les participantes et participants, les pratiques de recherche et la société. Enfin, la communauté CASPA se penche quant à elle sur les conditions favorables à une montée en compétence souhaitée des participantes et participants aux projets, sur l’utilisation des capteurs, leurs étalonnages et surtout l’interprétation des données collectées.

Dans quelle mesure de tels projets parviennent-ils à rejoindre une population généralement moins intéressée à la démarche scientifique qu’aux résultats et aux implications concrètes des études ou enquêtes ?

Certains projets de sciences participatives sont critiqués pour le manque de diversité de leurs volontaires (Bonney, 2021; Cooper et al., 2021). Charvolin (2019) décrit une forme d’endogamie chez les volontaires ayant souvent déjà des activités professionnelles en lien avec le sujet d’étude. Les volontaires disposent également souvent de temps libres importants (ce sont par exemple des retraités) et ont un niveau d’éducation plus élevé que la population générale. Ce dernier point est confirmé par Hackay (2018) qui montre également que la proportion de volontaires diplomé·es et hautement diplomé·es (doctorat) augmente à mesure que les tâches devant être réalisées demandent de l’expertise. Ce biais de sélection se retrouve sans surprise dans les programmes que je coordonne, Abensour (2020) montre que les diplomé·es sont sureprésenté·es parmi les personnes impliquées dans Lichens Go! en représentant 61 % des personnes ayant répondu à son enquête, contre 41 % dans la métropole lyonnaise (INSEE) où se déroule l’étude. Ce biais peut être vu de manière positive, comme un retour à la société des compétences acquises pendant leurs études, mais interroge la portée prêtée aux sciences participatives en termes de démocratisation des sciences et des savoirs. Selon les objectifs d’un projet, ce biais peut être plus ou moins gênant. Si l’objectif premier est une production de connaissances pointues, alors il n’a même pas de raison d’être considéré comme un biais. En revanche, si l’objectif du projet est aussi de démocratiser la production des savoirs, ce qui est une des promesses souvent mises en avant (Strasser and Haklay, 2018), il reste encore du travail afin de permettre l’implication de différents profils de personnes.

Ce biais pourrait être limité par la thématique, notamment si celle-ci est très précise et sollicite une expertise d’usage, comme l’étude d’une langue peu dotée avec ses locuteurs et locutrices ou un ancrage territorial sur une problématique locale d’enjeux pour les riverains et riveraines. Il n’en reste pas moins que, selon le processus de recrutement, l’implication dans un projet de recherche peut être intimidante ou simplement donner l’impression aux personnes visées qu’elles ne sont pas concernées, ces dernières se sentant trop éloignées des questions de sciences et de recherche.

En ce sens, les sciences participatives auraient sans doute à apprendre des méthodologies mises en place en recherche en interventions sociales.

De mon côté, c’est aussi avec l’objectif de limiter ce biais, pour essayer de mobiliser d’autres personnes que celles qui sont déjà par ailleurs actives et renseignées sur les questions d’environnement, que je me suis lancée dans l’expérience de la co-construction. Avec quelques années de recul, il me semble que cette co-construction ne répond pas à ce problème, mais apporte d’autres avantages aux projets, notamment celui d’être ouvert, tout au long de sa vie, aux propositions des volontaires, ce qui lui permet d’améliorer son accès et sa facilité de participation, mais aussi potentiellement de faire émerger de nouvelles questions de recherche (ce qui est le cas pour Lichens Go! par exemple, où une des participantes s’est lancée dans une expérience sur le lien entre exposition au soleil et morphologie des lichens). À présent, j’aimerais explorer l’intérêt d’un ancrage territorial fort pour le recrutement de volontaires avec des profils variés dans mes projets. La phase pilote de rivière à l’œil devrait déjà apporter quelques éléments de réponses.


Bibliographie

Turcati, L., Legrand M., Plattner G. Eymard L., PartiCitaE : Histoire et enseignement d’une expérimentation pas à pas. (sous presse) Technologie et innovations

Abensour, V., Charvolin, F., Turcati, L., 2020. Lichens GO. Sociologie d’une métrologie citoyenne de la qualité de l’air. Dév. Durable Territ. Économie Géographie Polit. Droit Sociol. https://doi.org/10.4000/developpementdurable.17647

Bonney, R., 2021. Expanding the Impact of Citizen Science. BioScience 71, 448–451. https://doi.org/10.1093/biosci/biab041

Charvolin, F., 2019. Les sciences participatives au secours de la biodiversité, Éditions rue d’Ulm. ed, Sciences durables. Paris.

Cooper, C.B., Hawn, C.L., Larson, L.R., Parrish, J.K., Bowser, G., Cavalier, D., Dunn, R.R., Haklay, M. (Muki), Gupta, K.K., Jelks, N.O., Johnson, V.A., Katti, M., Leggett, Z., Wilson, O.R., Wilson, S., 2021. Inclusion in citizen science: The conundrum of rebranding. Science 372, 1386–1388. https://doi.org/10.1126/science.abi6487

Dias da Silva, P., Heaton, L., Millerand, F., 2017. Une revue de littérature sur la « science citoyenne » : la production de connaissances naturalistes à l’ère numérique. Nat. Sci. Soc. Vol. 25, 370–380.

Hacklay, M., 2018. Participatory citizen science, in: Citizen Science: Innovation in Open Science, Society and Policy. UCL Press, London, p. 582.

Houllier, F., Merilhou-Goudard, J.-B., 2016. Les sciences participatives en France 64.

Strasser, B., Haklay, M.E., 2018. Citizen Science: Expertise, Democracy, and Public Participation (Report No. 1/2018), (SSC Policy Analysis  1/2018 , pp. pp. 1-92 ). Swiss Science Council: Bern, Switzerland. Swiss Science Council, Bern, Switzerland.

Strasser, B.J., Baudry, J., Mahr, D., Sanchez, G., Tancoigne, E., 2019. “Citizen Science”? Rethinking Science and Public Participation. Sci. Technol. Stud. 32, 52–76. https://doi.org/10.23987/sts.60425

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Ce contenu a été mis à jour le 9 mars 2022 à 13 h 55 min.