PROGRAMME DÉTAILLÉ – Colloque Économies de la promesse / En ligne


Programme complet pour le mercredi 1er septembre, le jeudi 2 septembre et le vendredi 3 septembre.
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Mercredi 1er septembre


8 h 45 | Accueil des participant.e.s et mot de bienvenue par le comité organisateur

9 h 00 | Conférence

Collective Expectations A Key Element in the Governance of Innovation

Kornelia Konrad


Université de Twente (Pays-Bas)

In my talk I want to highlight how technology-related expectations and the anticipatory practices underlying such expectations contribute to the governance of innovation. I will reflect on the different roles of expectations and anticipatory practices in the governance of innovations, be they intended or not. Conceptual building blocks will be suggested, such as governance of, and by, expectations and a practice-based approach. I will draw on empirical research for concretization. One study followed the anticipatory practices that constituted different arenas relating to scientific, policy and market actors where expectations have been voiced, spread and assessed. We studied how these practices contributed to the creation of a graphene hype and to the emergent and evolving governance of the graphene field. Further research has shown how promises and hype on fuel cells have mobilized researchers, industry actors and policy makers and reflects on ways of dealing with phases of hype and disappointment in the governance of innovation.

Kornelia Konrad is associate professor of Anticipation and Assessment of Emerging Technologies. She studies the role of anticipation in innovation, reaching from an analytical interest in the role of expectations and socio-technical futures in research, innovation and its governance, to intervention approaches, such as foresight, socio-technical scenarios and constructive technology assessment. Further fields of research are socio-technical change, socio-technical transitions, innovation ecosystems, and the role of use and users in innovation. She has developed tools for facilitating responsible research and innovation (RRI) in technology research and development and studied conditions for RRI in different modes of innovation.

9 h 50 | Pause

10 h 00 | Soigner mieux. Le progrès médical

Bioéconomies affectives et nouvelles formes d’anticipation : l’entreprenariat du soi dans le champ biomédical

Anouck Alary, Université de Montréal
Janie Gagné, Université de Montréal

Les économies morales des promesses en santé : le cas des nouveaux médicaments contre les cancers pédiatriques

Emilien Schultz, Institut de Recherche pour le Développement (IRD)

Les essais précoces : une réponse à la promesse d’accélération de la recherche en cancérologie

Estelle Vallier, Centre de lutte contre le cancer Gustave-Roussy
Sylvain Besle, Université Claude Bernard Lyon 1

11 h 20| Pause

11 h 35 | Technologies et énergie. Croire en une énergie éternelle

Capter et stocker le CO2 : une promesse de durabilité ?

Jonas Pigeon, chercheur associé au Laboratoire IDEES (UMR 6266 CNRS)

Gérer les déchets nucléaires français : espoirs et controverses

Leny Patinaux, Laboratoire Techniques, Territoires et Société (LATTS), Institut francilien de recherche, innovation et société (IFRIS)

12 h 35 | Discussion libre


Jeudi 2 septembre


9 h 00 | Conférence

Making the Bioeconomy Possible: Promissory Infrastructures, the Entrepreneurial State, and the Scale-up of Whole Genome Sequencing in the UK

Paul Martin

University of Sheffield (Royaume-Uni)

The UK plans to Whole Genome Sequence up to 5 million citizens, an ambition that places it at the forefront of the global bioeconomy. This involves the creation of massive sequencing and data infrastructure within the National Health Service (NHS) aimed at making it an engine of economic growth and competitiveness. In this talk, I will chart the recent history of this project and analyse the key role of a powerful imaginary that repositions the NHS as an underexploited resource for the creation of new forms of promissory value. I will conclude by reflecting on the role of the entrepreneurial state in the making of new bioeconomies and the political economy of ‘genomic hope’.

Paul Martin is Professor of the Sociology of Science and Technology at the Department of Sociological Studies, University of Sheffield (UK). He has a first training in molecular biology and works at the interface of STS and medical sociology. He is currently working on a major project on high priced orphan drugs for rare diseases funded by the Wellcome Trust. Other research interest include: the clinical and commercial development of genomics and genome editing, novel biosocial concepts and methods in the social sciences, and the role of science in (social) policy. He is Co-Director of the multidisciplinary research centre – the Institute for the Study of the Human (iHuman) which seeks to explore what is means to be human in the 21st Century.

9 h 50 | Pause

10 h 00 | Les attentes envers les nouvelles technologies. Un milieu et ses discours (1/2)

L’humanitaire, l’expertise et les promesses de l’intelligence artificielle

Guillaume Dandurand, Institut National de Recherche Scientifique (INRS)

L’intelligence artificielle au Québec : promesses de « révolution » et accaparement des ressources publiques

Maxime Colleret, Université du Québec à Montréal (UQAM)

Les acteurs de l’innovation, les générateurs des économies de la promesse

Florence Lussier-Lejeune, Université du Québec à Montréal (UQAM)

11 h 20 | Pause

11 h 35 | Les attentes envers les nouvelles technologies. Un milieu et ses discours (2/2)

Les fausses promesses de la blockchain

Guillaume Blum, Université Laval

Faces of the Future : The Lure of Social Necessity and Liberation in Promoting Facial Recognition Technologies

Stephen Monteiro, Université Concordia

12 h 35 | Discussion libre


Vendredi 3 septembre


9 h 00 | Conférence

Promesses technoscientifiques et construction des futurs : les leçons d’une exploration dans le passé

Pierre-Benoît Joly

Institut national de recherche agronomique (INRAE)

Des études antérieures ont montré que les promesses techno-scientifiques jouent un rôle clé dans le processus d’émergence des nouvelles technologies contemporaines. Le rôle des promesses dans l’émergence des anciennes technologies lorsqu’elles étaient jeunes a cependant été négligé. Or, certains historiens suggèrent que les régimes d’historicité, c’est-à-dire la façon dont l’expérience du temps conduit à relier présent, passé et futur, ont changé. D’où l’hypothèse que l’économie des promesses a changé au cours du temps. L’objectif principal de cette communication est d’examiner cette hypothèse en analysant des promesses technoscientifiques dans deux domaines, énergie et agriculture, et à deux époques différentes, dans les années 1950-1960 et dans la période récente.

Pierre-Benoît Joly, spécialiste d’études des sciences et des techniques, est directeur de recherche à l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement (INRAE). Dans la période récente, il a dirigé le Laboratoire d’Excellence SITES et l’UMR LISIS à l’Université Paris Est. Il est actuellement Président du centre INRAE Occitanie Toulouse. Il a publié une dizaine d’ouvrages et plus de cent articles. Il a enseigné à Sciences Po et à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il est membre de l’Académie des Technologies et de l’Académie d’Agriculture.

9 h 50 | Pause

10 h 00| Grand Panel

Animé par
Yves Gingras
Pierre-Benoît Joly
Luc Julia

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Yves Gingras est professeur à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) depuis 1986, date qui marque aussi son arrivée au Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST). Il est d’abord rattaché au département de sociologie, puis au département d’histoire où il enseigne depuis 1989. En 1997, il cofonde l’Observatoire des sciences et des technologies, un organisme dédié à la mesure de la science, de la technologie et de l’innovation, dont il est le directeur scientifique. Après quinze années passées au CIRST, il en devient le directeur en 2001. Quatre années plus tard, il quitte la direction du centre afin de se consacrer entièrement à sa Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences (2004 et 2018).

Boursière Rhodes, Catherine Beaudry est titulaire d’un doctorat (D. Phil.) en économie de l’Université d’Oxford (Royaume-Uni). Elle est professeure titulaire au département de mathématiques et de génie industriel de l’École Polytechnique de Montréal, professeure associée à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en création, développement et commercialisation de l’innovation. Ses domaines de recherche sont : l’impact de la science et de la technologie, les réseaux d’innovation, les systèmes régionaux d’innovation, la survie et la performance des entreprises, l’analyse techno-économique des organisations, l’analyse des grappes industrielles et le changement technologique. Ses travaux actuels portent sur la simulation de facteurs de décision, l’analyse théorique et empirique des facteurs d’innovation et de croissance d’entreprises de haute technologie.

Marie-Jean Meurs est professeure au Département d’informatique de la Faculté des sciences de l’UQAM. Ses travaux de recherche portent sur l’intelligence artificielle et notamment sur l’apprentissage automatique pour le traitement du langage naturel et l’analyse des données massives. Spécialiste de l’analyse de sentiment appliquée à la santé, elle est également membre fondatrice et coordonnatrice d’HumanIA, groupe de recherche en sciences et humanités sur l’intelligence artificielle, affilié au CIRST.

Pierre-Benoît Joly, spécialiste d’études des sciences et des techniques, est directeur de recherche à l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement (INRAE). Dans la période récente, il a dirigé le Laboratoire d’Excellence SITES et l’UMR LISIS à l’Université Paris Est. Il est actuellement Président du centre INRAE Occitanie Toulouse. Il a publié une dizaine d’ouvrages et plus de cent articles. Il a enseigné à Sciences Po et à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il est membre de l’Académie des Technologies et de l’Académie d’Agriculture.

Dr. Luc Julia est Directeur Scientifique de Renault. Il a été Directeur Technique et Vice-président pour l’innovation chez Samsung Electronics, a dirigé Siri chez Apple, été Directeur Technique chez Hewlett-Packard et a cofondé plusieurs start-ups dans la Silicon Valley. Lorsqu’il poursuivait ses recherches à SRI International, il a participé à la création de Nuance Communications, aujourd’hui leader mondial dans le domaine de la reconnaissance vocale. Chevalier de la Légion d’Honneur et membre de l’Académie nationale des technologies, il est diplômé en mathématiques et en informatique de l’Université Pierre et Marie Curie à Paris et a obtenu un doctorat en informatique à l’Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications de Paris. Il est l’auteur du best-seller L’intelligence artificielle n’existe pas, détient des dizaines de brevets et est reconnu comme l’un des 100 développeurs français les plus influents dans le monde numérique.

11 h 30 | Discussion libre



Ce contenu a été mis à jour le 9 août 2021 à 9 h 09 min.