Programme de recherche 2002-2008

 

Thème 4: Sciences, technologies, éducation et formation

La diffusion des savoirs scientifiques et technologiques se réalise largement par la formation, d'où l'intérêt pour le CIRST d'analyser le développement de la formation professionnelle et technique. De plus, différents événements politiques et sociaux récents nous ont incités à consacrer une part de nos activités de recherche au développement de l’éducation en rapport avec celui de la science et de la technologie. Les changements technologiques et organisationnels en milieu de travail ont mis à l’ordre du jour les questions de la formation professionnelle (dispensée dans l’enseignement secondaire, collégial et universitaire) et de la formation des adultes. La publication récente par le gouvernement québécois de la politique des universités et de la politique de la recherche montre l’importance du développement des universités. Finalement, la montée « d’une économie du savoir » conduit aussi à s’interroger sur l’avenir de l’enseignement supérieur et sur le développement de la main-d’œuvre hautement spécialisée.

Les institutions d'enseignement supérieur

Les universités constituent le lieu principal de formation de la main-d’œuvre très spécialisée, et demeurent encore des institutions importantes pour la recherche.  Pourtant, il existe très peu de groupes de recherche actifs qui étudient spécifiquement les développements de l’enseignement supérieur. Nous avons réuni l'expertise de plusieurs membres du CIRST (Yves Gingras, Pierre Doray, Robert Gagnon, Michel Trépanier, Lyse Roy) dans le Groupe de recherche sur l’enseignement supérieur afin de mettre en œuvre un programme de recherche sur les innovations intellectuelles et les reconfigurations organisationnelles des universités. Les objectifs de ce projet aujourd’hui terminé sont repris dans la programmation de la Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences détenue par Yves Gingras. Ses recherches permettent de comprendre le développement des universités depuis le XVIe siècle (moment de professionnalisation du métier de professeurs) jusqu’à aujourd’hui. L’université est donc étudiée dans une approche historique et sociale.

Le développement de la main-d'oeuvre en science et en technologie

Une préoccupation récente des pouvoirs publics et des acteurs économiques concerne le renouvellement de la main-d’œuvre en science et en technologie. Cette question conduit à s’interroger sur les stratégies de développement de main-d’œuvre hautement spécialisée (Pierre Milot et Pierre Doray) et sur la formation professionnelle, initiale et continue, des ouvriers, techniciens et scientifiques (Pierre Doray et Diane-Gabrielle Tremblay). Une attention particulière est accordée aux parcours étudiants en science et technologie au collégial (Pierre Doray, Pierre Chenard, Claire Fortier, Guy Gibeau et Éric Francoeur). Cette analyse permet de mieux connaître les processus sociaux qui président à l’orientation des jeunes en science et en technologie et les facteurs qui influencent la persévérance scolaire. Une étude similaire concerne les étudiants de 2e et 3e cycles universitaires (Yves Gingras).Un autre volet de l’analyse du développement de la main-d’œuvre est l’examen de l’offre de formation. Ce volet est analysé sous l’angle particulier de la constitution des relations entre le champ économique et le champ éducatif. Les politiques récentes de la formation professionnelle (dans les trois principaux niveaux d’enseignement) valorisent un rapprochement entre le monde de l’éducation et celui de l’économie. Ce dernier est considéré comme un gage d’une plus grande adéquation de la formation par rapport aux besoins économiques. Un projet de recherche est aussi mené afin de mieux comprendre le développement des pratiques de collaboration entre les acteurs économiques et éducatifs. Ils permettent également de dégager les répercussions sur l’offre de formation (Pierre Doray et Diane-Gabrielle Tremblay).