Les parcours scolaires en science et technologie au collégial

 

Notre projet

Cette recherche longitudinale de type qualitatif vise à saisir les processus sociaux qui permettent de comprendre la persévérance scolaire, les changements de programme et l’abandon des études d’une population étudiante initialement inscrite en sciences et technologies au collégial, tant au secteur préuniversitaire que technique. Ce projet s’est inscrit d’emblée dans le premier axe de l’Action concertée : les jeunes.

Cette recherche repose sur des entrevues individuelles semi-directives qui ont été réalisés à différents moments du parcours : à l’entrée dans le programme, lors de bifurcations (changements de programme et départs scolaires), à la fin de la première année (persévérants) et à la fin de leurs études (pour les persévérants). Cette méthode permet de saisir l’ensemble de la biographie d’un individu, de recueillir de l’information à un moment proche des décisions (permettant de réduire les rationalisations a posteriori) et de comprendre simultanément la dynamique de la persévérance. Des suivis téléphoniques ont permis de tenir les dossiers à jour et d’avoir un taux d’abandon inférieur à 5 %.

L’échantillon total de cette recherche comprend 233 personnes recrutées sur une base volontaire qui sont réparties dans quatre programmes d’études et six collèges francophones, dont deux collèges privés, des régions de Montréal et de Québec. Ces collèges sont désignés par des pseudonymes pour préserver la confidentialité des personnes ayant accepté de participer à cette recherche ; l’anonymat aurait été parfois difficile lorsqu’il s’agit d’un petit programme dans un petit collège. De plus, il ne s’agissait pas, de quelque façon que ce soit, de s’inscrire dans une perspective d’évaluation des collèges. Enfin, le fait d’ignorer le nom véritable du collège permet d’éviter certains préjugés, favorables ou non, rattachés à ces collèges. Les quatre programmes d’études retenus sont le programme préuniversitaire de Sciences de la nature et trois programmes techniques, dans des secteurs de la bio-chimie, de l’électronique et de l’informatique. Pour des raisons aussi de confidentialité, les trois programmes techniques sont regroupés, de façon générique, par secteur. Ces trois techniques couvrent des champs différents : informatique se situe dans les techniques humaines et les deux autres sont des techniques physiques dont l’un prépare au travail de laboratoire tandis que l’autre amène à œuvrer surtout dans le domaine de l’automatisation industrielle. Enfin, un de ces programmes recrute majoritairement des femmes tandis que les deux autres recrutent majoritairement des hommes. La cohorte des programmes techniques, comprenant 126 personnes, a débuté ses études au sein d’un de ces programmes à l’automne 2000 tandis qu’il s’agit de l’automne 2001 pour celle du pré universitaire, comprenant 107 personnes.

L’équipe a déjà des projets pour relancer ceux et celles qui poursuivent des études universitaires qu’ils proviennent du préuniversitaire ou du secteur technique.

L'action concertée

L'action concertée est offerte conjointement par le fonds FCAR et les neufs organismes suivants : Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (ACFAS), Association de la recherche industrielle du Québec (ADRIQ), Conseil de développement du loisir scientifique (CLDS), ministère de la Culture et des Communications (MCC), ministère de l’Éducation (MÉQ), ministère de la Recherche, de la Science et de la Technologie (MRST), Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ), Société pour la promotion de la science et de la technologie (SPST), Technocompétences-Comité sectoriel de main-d’oeuvre en technologie de l’information et des communications (TC).

« Les projets devront viser à identifier les perceptions des jeunes pour les études en sciences et en technologie; les facteurs explicatifs de l'abandon et de la persévérance des jeunes inscrits dans les disciplines scientifiques et technologiques; les conditions qui permettront aux jeunes Québécoises et Québécois de détenir les connaissances scientifiques et technologiques pour qu'ils puissent s'inscrire dans la nouvelle économie du savoir et augmenter ainsi leur nombre de diplômés dans les disciplines scientifiques et technologies. » (Guide d’appel d’offres, p. 17) »

La liste des autres projets financés est disponible sur le site du fonds FCAR (l'ancêtre du FQRSC).